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Un siècle pour l’enfance

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L'histoire de l'Association Louis Conlombant

C’est en 1872, à RUEIL, que naquit, Louis  CONLOMBANT.

 Dix ans plus tard, Jules FERRY faisait voter les lois qui créaient l’Ecole publique.

 Le jeune Louis CONLOMBANT fut de ses premiers  élèves.

 Dix ans plus tard également, le Pasteur BION DE  ZURICH  mettait sur pied la première colonie de  vacances.

 A PARIS, le Pasteur LORIAUX l’imitait.

 Monsieur CONLOMBANT, brillant instituteur de la  promotion de 1888, connut l’Œuvre Stéphanoise des Enfants à la  Montagne de l’ardent propagandiste qu’était  le Pasteur COMTE.

  Avec l’Association Amicale des Anciens Elèves de  l’Ecole  Normale d’AUTEUIL, il fonda en 1906, à  l’imitation du  Pasteur  COMTE, une œuvre de placement  familial qui  prit le nom d’Œuvre Parisienne des Enfants à  la  Montagne.

 L’organisation prit rapidement un développement important grâce à l’aide apportée par les instituteurs, docteurs et maires  du CANTAL.

 En 1912, il créa, avec le Pasteur COMTE, la Fédération Nationale des Colonies de Vacances.

Les colonies étaient alors le fait des enfants malheureux et déshérités. Monsieur CONLOMBANT pensait qu’il ne fallait pas les abandonner à la porte de la classe, particulièrement durant les grandes vacances et à la fin de leurs études primaires.

  « Former des intelligences et des consciences, développer les corps physiquement et préparer à la vie » telle lui paraissait la tâche de l’Ecole.

Il prit aussi, au Cercle Parisien de la Ligue de l’Enseignement, la direction d’une commission représentant 330 Œuvres, chargées d’instruire les organisateurs, de conseiller les familles et d’orienter les enfants selon leurs besoins physiques. Plusieurs membres de l’Œuvre apportèrent leur concours à cette commission qui préfigura l’U.F.O.V.A.L.

Monsieur CONLOMBANT fut aussi l’un des précurseurs de la J.P.A. et à l’origine des lois et règlements qui limitent la responsabilité des organisateurs.

L’Œuvre Louis Conlombant eut à trois reprises, l’occasion de rendre des services d’Etat, elle secourut :

- En 1910,   410 enfants sinistrés par les inondations de PARIS

- En 1918,   1 116 enfants menacés par les bombardements de PARIS

- En 1940,  760 enfants évacués en AUVERGNE

Avant la guerre, les départs de l’Œuvre attiraient la grande presse et les quotidiens parisiens publiaient souvent des articles élogieux, illustrés de photographies….

Ces départs sont  aujourd’hui un spectacle courant.

La personnalité de Monsieur CONLOMBANT était très attachante ; ceux qui l’ont connu demeurent marqués par son rayonnement. Il était avant tout bonté, sérénité, amour.

Il croyait à un monde meilleur, à la joie du don de soi, à la libération de l’homme !

Disciple de ROUSSEAU, de TAINE, de Jules FERRY et de JAURES, homme de progrès social, fervent laïque,  il accueillera dans ses Œuvres des gens de différentes origines et religions ; son humanisme était universel.

Né avec la Grande Ecole de la Troisième République, il fut l’un de ses meilleurs représentants, il vécut, grandit avec elle et disparut au moment où les premiers coups lui étaient portés.

De la guerre, il souffrit dans son âme et dans son corps. Las, il mourut quelques semaines avant la Libération.

Mais l’impulsion était donnée et l’Œuvre Parisienne des Enfants à la Montagne devenue dès lors l’ASSOCIATION Louis CONLOMBANT poursuivant son action.

L’association Louis CONLOMBANT utilise, depuis 1906, la formule du Placement Familial de Vacances pour les enfants de 3 à 11 ans.

Les fondateurs de l’association ont toujours estimé que cette formule convenait parfaitement aux jeunes citadins.

Il y a près de 50 ans, ils écrivaient:

« Colonies collectives et colonies en placement familial ne s’opposent certainement pas. Ces dernières ont leur caractère propre; d’ailleurs, les services qu’elles ont rendus et qu’elles rendent encore confirment leur raison d’être et de prospérer.

Les obligations de la législation et les nécessités sociales imposent aux enfants, dès l’école maternelle, une vie de collectivité qui laisse peu de place à la famille. Ce manque a conduit les psychologues et les pédiatres à affirmer avec force, le rôle capital de la cellule familiale dans le développement psychique et physique de l’enfant.

Le climat de confiance qu’il peut trouver dans la classe auprès de son maître, dans l’équipe de la colonie auprès de ses moniteurs, lui est naturellement donné au sein de la famille accueillante pendant les vacances. Il n’est que d’entendre nos colons, petits et grands, pensant et disant: « Chez nous… » pour être persuadé qu’ils ont trouvé dans ce nouveau foyer, une confiance affectueuse qui ne s’oppose certainement pas à l’affection des parents ».

Bien que le contexte social ait notablement évolué depuis cette époque, ces considérations restent d’une actualité certaine.

C’est autour de l’arrondissement d’AURILLAC, capitale de la HAUTE AUVERGNE, au cœur du « Pays Vert », que se situe le berceau du Placement Familial de vacances. Pendant des années, nos maisons  se situaient dans ce carré d’une soixantaine de kilomètres de côté.

Cette région, longtemps méconnue, d’une altitude moyenne de cinq cents à huit cents mètres, dominée au nord par les monts du CANTAL et à l’est par l’AUBRAC, présente des sites variés et sauvages.

Les habitants y avaient le tempérament montagnard : rudesse apparente de ceux qui luttent pour vivre au cœur d’une nature souvent ingrate, mais grande bienveillance  dès qu’ils connaissent « l’étranger ».

 Leur bonne humeur et leur gaieté s’harmonisaient à la beauté  et  au charme du pays.

 C’est parmi eux que sont encore recrutées beaucoup de nos  familles de vacances. Certaines reçoivent les « petits  CONLOMBANT » depuis deux ou trois générations : c’est dire    leur expérience et l’affection réciproque nées de relations  amicales entre PARIS, l’AUVERGNE et l’association.

 Il faut insister sur le rôle essentiel qu’ont joué les docteurs, les  instituteurs, les maires  du CANTAL sans l’aide desquels  cette  implantation locale n’aurait pu se faire.

 C’est aujourd’hui une structure puissante et bien rôdée, qui a  parfaitement intégré toutes les contraintes administratives et    sanitaires actuelles liées à l’accueil d’enfants.

 Tout en gardant sa spécificité faite de générosité et d’ouverture,  elle offre un nécessaire aspect de professionnalisme  répondant  aux besoins et aux aspirations des responsables  des enfants,  qu’ils soient les parents ou les collectivités.

Géographiquement, le Placement Familial de vacances s’est considérablement étendu, voire « délocalisé », pour pouvoir répondre aux  demandes de plus en plus importantes. De la châtaigneraie Cantalienne des débuts,  il déborde aujourd’hui sur L'Allier, l’Ardèche, l'Ariège, l'Aude, l'Aveyron, le Cantal, le Cher, la Corrèze, la Côte d'Or, la Creuse, le Gard, le Gers, la Haute Garonne, la Haute Loire, la Haute Vienne, le Lot, la Lozère, le Morvan, la Nièvre, le Puy de Dôme, la Saône et Loire, le Tarn, le Tarn  et Garonne....

 Seules les guerres du 20ème siècle ont interrompu la marche de cette grande entreprise.

 Année après année, des centaines d’hommes et de femmes de bonne volonté se sont succédés pour former sans relâche  les maillons de cette grande chaîne de solidarité rêvée par Louis CONLOMBANT.

 Les rires et les embrassades des matins d’arrivée, tous ces enfants retrouvant  leur « tata, tonton, mémé, pépé », des jours de vacances, des jours heureux…..n’est-ce  pas là la plus belle récompense des efforts fournis ?